Le jour où j'ai découpé un boxer

prototype boxer sabords ouverture frontale

Un jour de forte chaleur, assis dans un fauteuil, j'ai regardé à l'intérieur de mon boxer.
Et là, je me suis dit :
« Quelle maltraitance... »

Tout était ratatiné, collé par la transpiration.

Pour être parfaitement honnête, on aurait dit une limace. Le plus étonnant, c'est que je trouvais ça normal depuis toujours; Comme vous probablement.


Après tout, nous portons tous plus ou moins les mêmes sous-vêtements depuis des décennies. On s'habitue. On finit même par oublier ce que l'on ressent.


Pourtant, regardez ce qui se passe dans un boxer classique.
Toute la journée, tout est maintenu contre le corps. La chaleur monte. La transpiration apparaît. Les mouvements deviennent limités.  Côté hygiène, ce n'est guère mieux : après cinq ou six passages aux toilettes dans la journée, difficile d'imaginer que le tissu reste propre.


Comment avons-nous pu considérer cela comme normal ?
C'est cette question qui a tout déclenché.


À cet instant, une idée toute simple m'est venue :
Et si je faisais simplement sortir le pénis du boxer ?
L'idée parut absurde... puis audacieuse.
J'ai pourtant attrapé un boxer un peu fatigué, pris une paire de ciseaux et découpé une ouverture à l'endroit qui me semblait correspondre à la base du pénis.


L'effet fut immédiat.
Une sensation de fraîcheur est apparue presque instantanément. Mais ce qui m'a le plus surpris n'était pas là.


J'avais soudain l'impression de ne plus porter de sous-vêtement.


Le boxer était toujours présent, bien sûr, mais sa présence semblait avoir presque disparu.

Le pénis n'étant plus comprimé à l'intérieur, il retrouvait une liberté de mouvement naturelle. 
Cette simple différence procurait une sensation étonnante, proche de celle que l'on ressent lorsqu'on est nu.
C'est probablement ce moment qui m'a empêché d'abandonner l'idée.


L'idée semblait simple. En réalité, elle allait se révéler redoutablement compliquée.

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Encore fallait-il trouver le bon emplacement.

Avec un tissu en jersey et élasthanne qui s'étire dans tous les sens, quelques millimètres peuvent tout changer. Trop haut, trop bas, trop petit, trop grand... rien n'était évident.

Je ne peux même plus compter le nombre de trous découpés dans mes boxers pour trouver la bonne forme et la bonne dimension. Je crois qu'ils y sont tous passés.

J'ai probablement été le testeur le plus exigeant. À la moindre gêne, tout repartait en modification. J'ai toujours voulu faire un boxer qui se porte tous les jours et surtout pas un truc farfelu.

Comme quoi, une simple ouverture peut demander beaucoup plus de travail qu'on ne l'imagine.

Faire sortir "l'oiseau"était une chose 

Mais comment le protéger ? Comment recouvrir ? Comment conserver la discrétion d'un sous-vêtement tout en préservant cette nouvelle sensation de liberté ?

C'est à partir de cette question qu'est née l'idée de la cape de recouvrement.

Une pièce qui demandera des années de mise au point, d'essais et de prototypes avant de devenir le cœur de l'invention brevetée SABORDS.

Mais cela est une autre histoire...

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